Collection - Le fil rouge

Des livres qui contribuent à une réflexion critique sur la pensée de gauche et les pratiques des mouvements sociaux, notamment en éclairant les enjeux politiques actuels par l'histoire.

Le Fil rouge vise la publication d'écrits issus des activités de l'IML et également de traductions d'ouvrages que l'Institut souhaite faire connaître au public de langue française ou de manuscrits qui lui seraient proposés.

La collection Le Fil rouge est publiée par les Editions Aden (Bruxelles). 

Le Comité éditorial est formé de Mateo Alaluf, José Gotovitch et Jean Vogel.

Les propositions de publication doivent être adressées directement à l’Institut Marcel Liebman

Parutions

"Entre histoire et politique. Dix portraits"

Textes choisis et introduits par Jean Vogel.

Pour Marcel Liebman, « le propre de l’historien est de dire ce qui a été, sans plus de respect pour les fétiches, les princes et les bonzes » et non de « sauvegarder les apparences de l’impartialité, prétendre à l’absolue sérénité et se soumettre aux exigences du conformisme académique ». Cette volonté de  « faire œuvre de démystification » représente le fil rouge rassemblant ces portraits de dix personnalités politiques marquantes du XXe siècle : M. Begin, L. Blum,  Ch. de Gaulle, J. Jaurès, N. Khrouchtchev, V. Lénine, Mao Tsé-toung, P.-H. Spaak, L. Trotsky et E. Vandervelde.

En écrivant ces esquisses biographiques, Marcel Liebman se confrontait à son tour à la difficile tâche de trouver un équilibre adéquat entre l’exigence de fixer son attention sur un individu et celle de restituer au social ce qui lui appartient. Pour commander l'ouvrage

Presse communiste presse radicale (1919-2000)

Presse communiste...

Parution : 16/03/2007
ISBN : 978-2-9304-0234-5
352 pages
11,5 x 17 cm
20.00 Euros

 

José Gotovitch - Anne Morelli
Presse communiste, presse radicale (1919-2000)
Passé/Présent/Avenir ?

Actes du colloque organisé du 20 au 21 octobre 2005 à l’université libre de Bruxelles par le Centre d’histoire et de sociologie des gauches.

Du XIXe siècle à nos jours, une presse écrite a scandé, à travers toutes les nuances de la gauche radicale, l’actualité et le combat politiques, s’érigeant en porte-parole, en agitatrice, en organisatrice et parfois même en raison d’être de multiples groupes ou organisations.
Ces journaux ont construit les cultures spécifiques des mondes communiste, anarchiste, trotskiste, anarcho-syndicaliste et autres. Ils ont contribué à façonner les militants, les ont mobilisés, éduqués, ont quelquefois agité l’opinion, mais sont souvent demeurés à tout jamais confidentiels et sans continuité.
Aujourd’hui que les techniques et l’évolution sociologique modifient les formes et les structures militantes, il est utile et urgent de s’intéresser, au-delà de l’histoire politique, et pour pallier l’inexistence d’archives de cette « petite presse » et la disparition de ses acteurs, au fonctionnement de celle-ci. Cet ensemble d’études, belges et internationales, ciblent deux directions principales : la fabrication, le financement, la diffusion, le public, d’une part ; les rapports internes entre direction et rédaction, entre rédaction et pouvoir
tutélaire, politique et financier d’autre part. Les auteurs tentent de déterminer, si au coeur même de l’âge d’or du militantisme, des procédures spécifiques révélaient les faiblesses structurelles ou les travers consubstantiels des organisations radicales vis-à-vis de leur
presse, annonciatrices de leur inévitable déclin et/ou disparition. L’ouvrage permet de s’interroger et peut-être de contourner les mêmes dangers qui pèseraient sur le renouveau de l’expression radicale à travers l’internet.
Ces études constituent donc une halte sur un passé foisonnant et très mal connu et se veulent contribution aux interrogations sur l’avenir.

• José Gotovitch est professeur d’histoire contemporaine au département de science politique de l’université libre de Bruxelles. Il est spécialiste de l’histoire de Belgique (la guerre 1940-1945, la Résistance et le mouvement communiste belge).

• Anne Morelli est professeur d’histoire à l’université libre de Bruxelles
La social-démocratie domestiquée

Philippe MARLIERE
La social-démocratie domestiquée : la voie blairiste

Depuis son retrait de la vie politique en juin 2007, l’influence de Tony Blair sur la social-démocratie européenne n’a jamais été aussi vive. Stricto sensu, le terme « blairisme » renvoie à l’action politique du New Labour au pouvoir sous la direction de Tony Blair, puis de Gordon Brown. Il existe une acception plus large : le blairisme peut être pensé en termes de « modèle politique » ; une feuille de route qui inspire fortement la social-démocratie aujourd’hui.
La « voie blairiste » conduit à la constitution d’une social-démocratie domestiquée, complice du capitalisme financier. Elle la condamne à se déporter toujours plus à droite. Quand le PS en France s’est inspiré du New Labour (campagnes présidentielles de 2002 et de 2007), il a été sévèrement rejeté par les électeurs. D’autres formations sociales-démocrates en Europe ont connu la même infortune.
Cet ouvrage propose de revenir sur la genèse du blairisme, les débats autour de la « Troisième voie » qui mêle libéralisme politique et économique, la gestion des services publics, la relation avec les syndicats ou encore les affaires étrangères et européennes. Loin d’être un particularisme britannique, la « voie blairiste » affecte aujourd’hui l’ensemble de la gauche sociale-démocrate en Europe. 

L’auteur
Philippe Marlière est titulaire d’un doctorat en sciences politiques et sociales de l’Institut universitaire européen de Florence. Il est maître de conférences en science politique à University College London (Université de Londres), où il enseigne depuis 1994. Ses publications portent sur le socialisme français, la social-démocratie européenne et la Troisième voie blairiste.

 

Parution: 2008 
ISBN: 978-2930402635 
176 pages
14 x 20 cm
19 €

 

Figures de l'antisémitisme

Figures de l'antisémitisme
Marcel Liebman

Textes choisis et présentés par Jean Vogel

L'intérêt porté par Liebman à l'analyse de l'antisémitisme est l'effet presque naturel de sa vie et de ses engagements. Confronté à la persécution nazie, sa sensibilité aux différentes manifestations de l'antisémitisme n'a pu qu'être enrichie par une opposition intransigeante à toutes les formes de racisme et d'oppression. Le projet d'élucider les formes de l'antisémitisme pour mieux les combattre implique de ne pas les traiter comme des expressions d'une "judéophobie éternelle" mais comme les effets de situations historiquement déterminées. Ainsi l'antisémitisme de l'Église, l'antisémitisme raciste de l'extrême droite ou l'antiséministe stalinien doivent être compris chacun dans leur spécificité. Liebman va rejeter avec vigueur l'amalgame entre antisémitisme et antisionisme, et même dégager nombre de points communs entre l'idéologie sioniste et l'antisémitisme.

Parution : 2009
ISBN : 978-2805900211
232 pages
14 x 21 cm
20 €

 
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